Homélie 1er dimanche de l’Avent – 29 novembre 2020

Dans Homélies

Introduction

Un abandon, un don total de pouvoir à ses serviteurspour partir en voyage, voilà ce que fait l’homme de l’évangile d’aujourd’hui.
Nous l’avons compris cet homme, c’est Jésus, notre rédempteur, notre sauveur.
La direction et le but de son voyage, nous ne le savons pas, mais nous l’attendons.
Cette attente, l’espérance de cet avènementrésonne particulièrement aujourd’hui en plein confinement avec le mot ‘absence’ et celui de l’évangile de ce premier dimanche de l’avent : ‘veillez’.

La mission

Je vous invite à entrer dans ce veiller qui nous est demandé : « il a fixé à chacun son travail et demandé au portier de veiller. »
Chacun d’entre nous est appelé à être portier, le gardien de la maison de Dieu.
Cette maison, ce ne sont pas des murs,
c’est à la fois l’Église en construction, la communauté des croyants en chemin vers Dieu dont nous faisons partie,
et c’est aussi notre cœur« vous êtes le temple de l’Esprit » 1 Co 6, 19

C’est là que nous voyons, le premier paradoxe de l’évangile, nous sommes au seuil de la maison, mais le propriétaire n’est pas dans sa maison, mais dehors au cœur du monde.
Ce n’est pas dans le temple que Jésus est né mais dans une mangeoire.
Pour accueillir le Christ, il faut ouvrir notre cœur au monde à ces réalités, à ces souffrances, ouvrir nos cœurs comme des veilleurs attentifs.

Ouvrir nos portes

Le premier rôle du portier est d’ouvrir la porte et d’accueillir.
Sur cette terre, nous ne sommes que de passage, non pas des possesseurs mais des transmetteurs : Tout ce que nous gardons pour nous est perdu.
Ouvrons notre foi et notre cœur à la beauté d’être des passeurs de l’espérance, dans ce cri d’humanité du psalmiste : « Viens nous sauver […] fait nous vivre. »
Anne-Dauphine Julliand, journaliste et maman d’une petite fille atteinte d’une maladie mortelle, nous fait un très beau témoignage dans son livre  :
Deux petits pas sur le sable mouillé ‘Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie.’
et cette vie c’est garder les portes grandes ouvertes, accueillir et partager.

Et cela commence par des choses simples :
‘La semaine dernière, j’ai particulièrement été touché par cette jeune femme, mendiant au feu de signalisation.
J’ai pris le temps de saluer, même si je n’ai pas pu lui donner de l’argent et qui, au départ de mon véhicule, m’a dit au revoir de la main. ‘

C’est au cœur de notre vie, par un geste d’humanité, par un regard sur celui qui est dehors, que Dieu se fait présent.

Non, ce n’est pas une veille passive à attendre au chaud au coin du feu.
C’est une veille active bravant la froideur de nos réticences que nous sommes invités à vivre chaque jour par nos rencontres : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » Ap 3, 20

Pour nous aider sur ce chemin, nous sommes invités à vivre cet avent avec le livret préparé par des paroissiens, guidé par Fratelli Tutti, et nous ouvrir à la joie simple d’un Dieu qui nous rejoint.

Conclusion

Ne soyons pas des portiers enfermés derrière une lourde porte, car “Nous sommes faits pour Dieu, nous sommes faits pour le Ciel” mais en écho avec le phrase de Sainte Thérèse : “Mon ciel je le passerais à faire du bien sur la terre

Veillons pour accueillir le Christ qui vient de dehors et qui attend que nous lui ouvrions nos portes.

Cyril Malecot, diacre.

Articles récents

Laisser un commentaire


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.