4ème dimanche ordinaire – 2 février 2020

Dans Homélies

Luc 2, 22-40

Frères et sœurs, nous sommes dans la suite des évangiles de Noël. A Noël, comme les bergers, de manière surprenante nous sommes allés voir la Parole ! Voir la Parole dans ce petit enfant qui se donne à rencontrer en nos vies de tant de manières. Aujourd’hui nous apprenons que ce petit enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup, qu’il sera signe de contradiction en notre monde, et qu’ainsi sera dévoilé les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre.

Déjà dans l’évangile, nous percevons les contradictions. Les parents de Jésus viennent pour accomplir la loi et l’évangile nous raconte autre chose avec Syméon et Anne et passe très vite sur ce pourquoi ils sont venus. Deuxièmement ils amènent leur enfant au temple comme dans la première lecture pour le présenter au Seigneur. Au vu des gestes et des paroles de Syméon conduit par l’Esprit, donc par Dieu, c’est Dieu lui-même qui présente au monde son Fils. Salut que tu préparais à la face des peuples, lumière qui se révèle aux nations, d’où cette deuxième lecture, présentant le salut. Un salut, une libération, un relèvement qui s’opèrent de manière contradictoire quand nous contemplons cet enfant ; la croix. Un salut qui s’opère non pas dans la force et l’obligation mais dans l’amour libre de se donner jusqu’au bout.

Et nous en nos vies ? En quoi notre foi est elle signe de contradiction ?

Chères religieuses, votre célibat, notre célibat n’est il pas signe de contradiction en notre monde. Comment est ce possible d’être heureux, épanoui en étant célibataire aujourd’hui ? Ce n’est pas naturel. Mais chers couples comme me disait une jeune, il y a quelques années : rester ensemble toute sa vie: ce n’est pas naturel. Comment une union, une deuxième union qui dure n’est elle pas signe de contradiction pour notre monde ? Comment puiser en Dieu pour vivre chacune de ces vocations.

Autre contradiction en nos vies : la Foi. Croire en Dieu mais t’es malade ! Que vois-tu de Dieu, qu’entends-tu de lui ? Et pourtant, percevoir cette présence dans l’absence, et pourtant tant de fruits grâce à la foi, tant de femmes et d’hommes qui ont fait confiance

Autre contradiction en nos vies : l’Évangile et Jésus nous invitent à d’autres logiques que notre monde : ne pas compter que sur ses propres poignets, faire confiance au tout Autre, croire qu’au cœur de nos fragilités, de notre péché, il y a espérance car nous sommes rejoints, relevés, espérés. Sortir de la logique du tout pour soi, mais l’autre, le fragile comme chemin de vie.

Je ne pourrai pas tout dire chacun saura pour lui, pour notre monde en quoi la foi en ce petit enfant est signe de contradiction.

Damien Guillot, curé.

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