Homélie de Pentecôte – 31 mai 2020

Dans Homélies

Ac 2, 1-11 ; Ps 103 ; 1ère lettre de St Paul aux Co 12, 3-13 ; Jean 20, 19-23

La fête de la pentecôte, comme nous le raconte les Actes des apôtres est la fête du don de l’Esprit Saint aux disciples, avec une ouverture de la foi chrétienne aux nations. Chez Jean, le don de l’Esprit Saint au monde a d’abord lieu sur la croix : « Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit ». Dans ce passage dit pentecôte johannique, vous retrouvez les 3 étapes dont je vous ai parlé avec Thomas (Le Christ, dans nos vies, a l’initiative, il se fait reconnaître et nous envoie en mission). Nous voyons Jésus souffler sur ses disciples en leur disant : « Recevez l’Esprit Saint ». Je suis étonné des mots qui suivent : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Quel lien y a-t-il entre le don de l’Esprit Saint et la remise des péchés ?

Les spécialistes de la Bible nous invitent à entendre cette parole de Jean pour tous les disciples que nous sommes par notre baptême. Cela n’est pas d’abord une justification du ministère des prêtres pour donner le sacrement du pardon même si là encore, la formule sacramentelle dit « le Père a envoyé l’Esprit Saint pour le pardon des péchés ».

Alors première question : quel rapport entre l’envoi de l’Esprit Saint et pardon des péchés ?

Dans le premier testament, le don de l’Esprit Saint est en lien avec la purification des péchés et des idoles. Chez Jean, le pardon des péchés n’est pas d’abord à voir comme le pardon de nos fautes morales mais notre refus d’accueillir le Christ, de lui faire confiance, de sortir finalement de ce qui dans notre vie sont nos idoles, des images dans lesquelles nous avons enfermé Dieu.

Si l’Esprit saint est celui qui nous crée, nous recrée sans cesse et qui nous permet de vivre du Christ ressuscité, nous comprenons comment il peut nous aider à désigner notre péché, à percevoir que nous sommes plus que notre péché, que Dieu est plus fort ! Ce péché comme ce qui nous coupe de cette vie du ressuscité, de l’amour de Dieu, des autres et de nous-même.

Et comme le dit alors St Paul, dans le souffle de l’Esprit grâce aux charismes différents et complémentaires, la mission des baptisés commence ! Comment sommes-nous témoins d’une vie qui n’est pas d’abord culpabilisée car nous ne serions que des nuls ! Quels sont les charismes que l’Esprit m’a donné pour le bien de tous ? Comment rejoignons-nous toutes les nations, tous nos quartiers ? Comment la joie d’être un pécheur pardonné nous apporte la paix, donne la paix ? Comment l’Esprit nous libère pour cette vie éternelle pleine de communion, pleine de sa présence, en ce 8ème jour dans l’évangile, un dimanche, rassemblé en Église dans leur diversité comme aujourd’hui.

Damien Guillot, curé.

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