Le Baptême du Seigneur – 12 janvier 2020

Dans Homélies

Mt 3, 13-17

Nous percevons dans ce texte d’Isaïe, la mission du Messie. L’évangélisation est pour l’Église la poursuite de cette mission en portant au monde cette bonne nouvelle de Dieu vécue dans le souffle de l’Esprit par Jésus, en lui, avec lui.

Pierre est réticent au départ à aller chez un païen, un centurion romain à Césarée. Et pourtant l’Esprit va l’y pousser et au cœur même de cette mission va le faire grandir dans sa foi, dans ce qu’il perçoit être la mission de l’Église pour annoncer celui qui est le Seigneur de tous. Pierre a dû dépasser ses réticences initiales et a dû faire confiance.

Frères et sœurs, nous sommes invités à contempler cette parole tout en comprenant comment elle nous rejoint dans notre vie. Jésus vient à Jean-Baptiste pour être baptisé par lui pour accomplir ainsi toute justice que je comprends comme pour témoigner ce pourquoi le Père l’a envoyé. Par ce baptême de Jean, Jésus rejoint cette foule, des hommes et des femmes de son temps dans leurs différentes quêtes. Ce qui se passe au baptême de Jésus dans le Jourdain annonce son vrai baptême sur la croix. L’évangile de Jean nous dit que le Christ sur la croix incline la tête et remet l’Esprit au monde. Jésus remonte de l’eau comme il est remonté de la mort dans la puissance d’amour du Père, déjà exprimé lors de ce baptême par Jean : « Tu es mon fils bien-aimé en qui je trouve ma joie ».

Comme baptisés, nous sommes associés à cette résurrection du Christ, quelle espérance pour nos vies, jamais rien n’est perdu. C’est pouvoir s’appuyer sur cette confiance que le Christ ressuscité accompagne nos vies, la guide, la soutient l’éclaire. C’est percevoir dans le souffle de l’Esprit reçu à notre baptême comment le Père a les mêmes mots pour chacun et chacune d’entre nous « tu es mon fils, tu es ma fille bien-aimée en qui je trouve ma joie ». Comment ce que nous vivons dans la foi nous donne de la joie mais cela va encore plus loin en donnant de la joie au Père. Et cette joie le Christ nous dit vous ne pouvez pas la garder pour vous, vous devez la faire connaître au monde.

Comment notre baptême dans le vrai baptême du Christ mort et ressuscité fait de nous des prêtres, des prophètes et des rois en Christ qui est le prêtre, le prophète, le roi. Comment cela est aussi à la base de la vie de notre communauté, prêtre pour célébrer, prophètes pour annoncer et roi pour servir.

Nous touchons aujourd’hui sur notre communauté mais je suis sûr pour plein de personnes ici même quelque soit notre communauté différents points d’équilibre.

Comment comme chrétien nous sommes invités à annoncer et à vivre cette bonne nouvelle au monde, là où nous vivons et travaillons et en même temps à prendre place dans notre communauté si nous voulons qu’elle soit vivante. Je me rends bien compte que certains engagements au sein de la communauté peuvent limiter votre capacité être disponible au monde qui vous entoure. Je me rends compte que vos engagements au sein de la paroisse pour qu’elle soit vivante peuvent vous fatiguer, vous user. Alors merci, mais nous devrons reprendre et relire tout cela.

Comment dans notre communauté, nous tentons de sortir du cléricalisme pour que les baptisés aient toute leur place, mais là encore, cela ne se fait pas sans fatigue.

Comment être vigilant à ce que les trois dimensions : annoncer, célébrer et servir soient honorés au sein de la communauté. Pas plus l’une que l’autre mais cela demande du monde.

Face à tous ces points d’équilibre, nous sommes invités à nous laisser interroger et conduire par l’Esprit, pour relire, nourrir et choisir.

Damien Guillot, curé.

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