2ème dimanche ordinaire – 18 janvier 2026

Dans Homélies

Homélie de Bruno Millevoye, 2e dimanche du temps ordinaire, 18 janvier 2026, (Jn 1, 29-34)

Jean le baptiste déclare, voyant Jésus venir à lui :
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. »
Il pose un peu plus tard son regard sur Jésus qui allait et venait et dit à nouveau :
«Voici l’Agneau de Dieu.»
Ces mots, nous les connaissons bien puisque que nous les chantons pendant la fraction du pain : ” Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde (les péchés au lieu de le péché) ” et nous les entendons dites par le prêtre juste après. En même temps, il nous montre l’hostie, le corps du Christ :
« Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde (les péchés à nouveau au lieu de le péché) »
Il ajoute : « Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! »
Nous répondons :
« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ; mais dis seulement une parole et je serai guéri. »
Mon amie Marie-Claude, pratiquante et rebelle à sa façon, les deux sont possibles, se plaint de l’emploi de ces expressions : Agneau de Dieu donc et surtout le repas des noces de l’Agneau. Vocabulaire abscons, désuet auquel on n’y comprend rien. Pourquoi ne pas dire Jésus Christ tout simplement ?

Est-ce que me trompe si je dis que Marie-Claude n’est pas la seule à penser ainsi ?…

Je ne vais pas vous faire la leçon, ni vous inonder de références bibliques ou d’histoire de notre liturgie. Je veux simplement attirer votre attention sur le fait que lorsque nous professons Jésus, nous professons Jésus né de la Vierge Marie à Bethléem, tiré des griffes d’Hérode par son papa Joseph, éduqué à Nazareth.
Nous allons toute cette année nous nourrir de son Évangile.
Et bien il est tout autant l’Agneau de Dieu.
En le nommant ainsi, nous nous inscrivons dans une histoire qui nous précède et nous bénéficions de sa richesse.
En une expression ou deux, nous accueillons tout cet univers de sens, tout ce mystère.
Rapidement, l’Agneau c’est celui de la Pâque juive, du serviteur souffrant du prophète Isaïe. Les Noces, ce sont celles annoncées par le livre de l’Apocalypse. L’attitude humble et confiante est celle du centurion romain.
Cela me semble-t-il vaut le coup de dire les mots de Jean-Baptise, du rituel de la Pâque juive, de l’auteur du livre de l’apocalypse, du centurion.
Voici l’Agneau de Dieu, heureux les invités aux repas de ses noces. Dis seulement une parole.

Jean le baptiste, Évangile selon Saint Jean, chapitre 1,29
Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde
Livre de l’Apocalypse, chapitre 19,9
Heureux les invités 
au repas des noces de l’Agneau
Inspiré des paroles du Centurion, Mt 8,8
Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir,
mais dis seulement une parole
et je serai guéri. 
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